On me demande parfois qui écrit ces lignes. Voici une réponse — pas un CV, une trajectoire.
Je m’appelle Fouad Housni. Je suis franco-marocain, et Marrakchi depuis 1981 — assez longtemps pour que cette ville ne soit plus un lieu où j’habite, mais une part de ce que je suis. J’ai grandi entre deux langues, deux mémoires, deux manières de mettre la table et de dire au revoir. On a longtemps voulu me faire choisir entre les deux. J’ai fini par comprendre que ma place n’était sur aucune des deux rives, mais sur les ponts qu’on bâtit entre elles.
Cette idée du pont n’est pas une image que je trouve jolie : c’est le fil de toute ma vie.
Pendant des années, j’ai servi la communauté française du Maroc comme Conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription de Marrakech. Des permanences, des dossiers, des familles accompagnées dans les moments simples et dans les moments difficiles. Ce mandat s’est achevé en Mai 2026, et j’en ai retenu une conviction plus solide que toutes les autres : le lien ne tient que si on le tisse.
Mon métier raconte la même chose autrement. Je conçois des voyages et des événements au Maroc – séminaires, incentives, itinéraires sur mesure. Faire découvrir ce pays au-delà des cartes postales, veiller à ce que ceux qui arrivent en visiteurs repartent en invités : c’est ma façon de mettre l’hospitalité marocaine, dont j’ai tant reçu, au service des autres.
Et puis il y a la moto. Une Royal Enfield, des routes de l’Atlas, le plaisir tout simple d’avancer. C’est mon échappée — et, je l’ai découvert en route, une autre école du lien : il suffit de voir deux motards inconnus se saluer pour comprendre qu’on peut se relier sans un mot.
Ce blog rassemble tout cela. Mes convictions, mes racines marocaines, les coulisses de mon métier, mes échappées. J’écris sans calendrier ni feuille de route, au rythme de ce que la vie me donne à observer. Chaque article existe aussi en version audio, sur le podcast Entre deux rives.
Si vous voulez échanger — réagir à un texte, partager un désaccord, préparer un voyage ou simplement dire bonjour — les commentaires vous sont ouverts sous chaque article, et je réponds.
La théière est sur le feu. Et il y a toujours de la place pour une personne de plus.